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Les 4 erreurs les plus courantes en audit internes

Mis à jour : mai 26

Nous formons, nous auditons, nous sommes audités et ce, depuis plus de 25 ans (pour certain.e.s d’entre nous).

Aussi, des « cas » et des déboires : nous en avons vus quelques un qu’il nous parait intéressante de partager ici.


QUELLES SONT LES 4 ERREURS COURANTES EN AUDIT INTERNE ?


Hé oui, un audit est un exercice à part. Bien mené, il sera l’un des fers de lance de votre système de management et, mal mené : il en sera assurément le boulet. Voici donc les 4 erreurs fréquemment commises :

1 : CROIRE QUE LE QUESTIONNAIRE EST LE GRAAL DE L’AUDIT


Bien qu’il s’agisse d’un exercice intéressant dans les premiers audités que vous réalisez, un questionnaire peut être autant un guide qu’un carcan. Pire : il peut vous donner l’illusion qu’un audit interne c’est avant tout le suivi d’un questionnaire et qu’il suffit de dénicher le questionnaire « ultime » afin de réaliser les audits « ultimes ». Il peut également donner l’impression aux audités que vous êtes là pour dérouler une checklist et que, peut-être, tout le monde aurait gagné un temps précieux dans l’envoi d’un fichier à cocher à distance.


Que nenni : privilégiez quelques questions succinctes qui seront des points de repères de votre investigation, et qui, avec une préparation de l’audit adaptée, vous permettront un audit adapté à un contexte que vous découvrirez également au fur et à mesure des réponses.


Plus d’information ici :

>> notre vidéo sur la conception du questionnement en audit interne



2 : GENTIL FLIC, MECHANT FLIC : PENSER QUE CELA A SA PLACE EN AUDIT


Faut-il être gentil et compréhensif vis-à-vis des « audités qui font l’effort de répondre et qui ont eu un tel courage de mettre en place un système de management » et y allant doucement dans les échanges ou, au contraire, tel le Clint Eastwood de l’audit : est-il nécessaire d’être sévère (mais juste), implacable (mais juste) et ne rien laisser passer ou dépasser (tout en étant juste).


Ni l’un, ni l’autre !


Si un audit se doit de se dérouler dans les meilleurs conditions de courtoise, de manière cordiale, sympathique aussi comme tous les rapports entre humains peuvent l’être : un audit est juste et factuel.

Un constat ne dépend pas de votre gentillesse ou de votre sévérité, mais uniquement de l’évaluation d’un ensemble de faits par rapport à un référentiel et des règles de décisions qui prévalent. Ainsi, vous serez forcément juste (ce n’est pas faute de le dire) et forcément apprécié de la grande majorité des audités.


Pour en connaitre plus sur cette évaluation :

>> voici une synthèse des règles de qualification des constats



3 : S’AUDITER SOIT MÊME


S’auditer soi-même n’est rien moins que parfaitement impossible à moins de pouvoir revêtir deux alters parfaitement dissociés, ce qui peut conduire à des situations très pénibles.

En